Résilience

Si tu te reconnais là-dedans…

Si te lever le matin te demande plus d’énergie que tu n’en as…
Si même penser au chemin vers l’école ou au travail te fatigue déjà…
Si répondre à un simple texto ou courriel te semble une montagne…
Si tu t’excuses juste d’avoir essayé de te faire comprendre…
Si ton esprit est brumeux, comme si tu pensais à travers l’eau…
Si une petite erreur te serre la poitrine ou te brûle le visage…
Si tu te réveilles épuisé, avec l’impression d’être déjà en retard sur ta journée…
Si tu évites les gens que tu aimais voir parce que tu n’as plus rien à dire…
Si tu ne te souviens plus de la dernière fois où tu t’es senti solide, pas parfait, juste solide à l’intérieur…

Alors prends une minute pour lire ce court texte.
Il n’y a rien à acheter, rien à signer, aucun groupe à rejoindre.
Juste quelques mots, peut-être que tu y reconnaîtras un peu de toi, ou de quelqu’un que tu aimes.
Ce que tu ressens, ce n’est pas de la faiblesse.
C’est ton esprit qui dit qu’il est à bout, mais pas brisé.
La résilience, ça se reconstruit. Et elle peut redevenir plus forte qu’avant.

Introduction

30 octobre 2025

J’ai écrit ce texte sur la résilience pendant la première vague de la Covid-19, en 2020. J’ai récemment pris le temps de le remettre à jour parce que son message me semble encore plus actuel qu’auparavant.

Au Canada, environ une personne sur cinq vit chaque année avec un trouble de santé mentale diagnostiqué. En même temps, seulement 54 % des Canadiens, selon les sondages récents, disent que leur santé mentale est « excellente » ou « très bonne ».

Ces chiffres m’ont choqué. Ils m’ont rendu à la fois en colère et profondément triste, en colère de voir que tant de gens ont perdu la capacité d’affronter les tempêtes de la vie, et triste de constater que nous croyons désormais pouvoir trouver la résilience dans une pilule.

Il est peut-être temps de réapprendre ce que signifie vraiment la résilience. Par expérience personnelle, je sais que la vie ne sera jamais un long cours d’eau tranquille, mais le sentiment d’impuissance n’a pas à nous définir. Nous pouvons encore retrouver la force de faire face aux épreuves, de nous adapter et de nous relever, un pas, un jour, un acte de courage à la fois.

C’est pourquoi j’ai décidé de revisiter ce texte.
La résilience n’est pas une théorie ni un slogan. C’est une pratique quotidienne. Et la bonne nouvelle, c’est que nous pouvons tous la retrouver.

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1er novembre 2020 (modifié le 30 octobre 2025)

Résilience
Comment devenir plus fort mentalement et acquérir la résilience n’est pas un défi insurmontable.

Mais d’abord, qu’est-ce que la résilience?
Nous savons tous que la vie consiste à composer avec les attentes et les revers. En général, nous réussissons quand nous refusons de laisser le monde prendre le dessus sur nous, grâce à l’endurance et à la persévérance. Certains appellent cela « la force de caractère ».

Avec le temps, nous apprenons à nous adapter, à survivre à des situations stressantes ou bouleversantes, comme la Covid-19 à l’époque, ou les pressions d’aujourd’hui : la hausse du coût de la vie, la division sociale, la surcharge numérique, la perte de vie privée et cette impression constante de manquer de temps.

Le secret, c’est de ne pas laisser nos peurs prendre le pas sur notre capacité d’avancer, quoi qu’il arrive.

Chacun vit l’adversité à sa façon. Qu’il s’agisse d’une pandémie, de pressions financières, d’épuisement professionnel ou simplement d’un trop-plein d’informations négatives, la vie continue de nous mettre à l’épreuve.

Affronter l’inconnu ou accepter de ne pas toujours obtenir ce qu’on veut fait partie du processus qui nous rend plus solides et plus lucides. Il n’existe ni raccourci ni pilule capable de nous épargner les douleurs de la croissance.

La vie peut être belle autant que difficile, jamais simple.
Mais chaque fois que nous apprenons quelque chose de nouveau et que nous gardons la tête hors de l’eau, nous développons notre résilience. Nous devenons plus forts.

Alors, comment devient-on résilient?
Je ne parlerai pas de théories, de croyances ni de valeurs.
Je veux simplement partager quelques gestes concrets que j’ai appris à poser pour mieux gérer le stress et renforcer ma résilience.

1. Bouger
Quand je me sens abattu, stressé ou simplement à bout, parce que le monde ne tourne pas comme je le voudrais, je fais quelque chose de physique : je marche, je cours, je passe l’aspirateur, je joue au tennis, je déneige, je nettoie la cour, je monte les escaliers, je creuse, je plante quelque chose. Bref, je bouge. Et je reste actif aussi longtemps que possible.

Parfois, je déteste ça, mais je n’ai pas vraiment le choix si je veux me sentir mieux. Il faut un minimum : 30 minutes par jour après 50 ans si on est en forme. Si on est plus jeune, visez deux heures d’activité par jour.

Ça ne résoudra peut-être pas tout, mais ça offre une pause. Et surtout, ça renforce le corps autant que l’esprit. Voilà l’étape 1.

Mais ce n’est pas suffisant. Souvenez-vous, il n’y a pas de recette miracle, juste de l’effort, du courage et la force de tenir bon quand tout devient lourd.

2. Parler
Ensuite vient l’apaisement. Vous êtes en meilleure forme physique, c’est essentiel, pas optionnel. Passons à la deuxième vitesse.

Pour cela, je parle à quelqu’un, une vraie personne. Quelqu’un en qui j’ai confiance, qui m’écoute et qui est un véritable ami. Choisissez cette personne avec soin : elle doit être forte, patiente et sans jugement.

Il s’agit de se vider le cœur. Certains appellent ça chialer, mais ça fonctionne.
Parler à voix haute soulage la tension et le stress. Un texto, ce n’est pas se vider le cœur, ce n’est pas assez physique.

Quand je parle, je vois la lumière au bout du tunnel. Je me dis qu’il y a de l’espoir.
Parler m’aide à libérer un peu de douleur, juste assez pour voir plus clair dans mon problème.
C’est l’étape 2.

3. Agir
Ensuite, je passe à l’action. Je me sens un peu plus fort. J’ai eu la chance d’en parler, pas par texto, mais dans une vraie conversation, en personne, au téléphone ou sur Zoom, Teams, FaceTime, peu importe.

Puis je réfléchis à ce que je peux faire concrètement. La question reste toujours la même : qu’est-ce qui est sous mon contrôle? Qu’est-ce que je peux changer pour traverser un autre jour, une autre semaine, quelques mois?

Les petites choses finissent par faire une vraie différence. C’est l’étape 3.

Ces trois étapes, réunies, construisent la résilience et forment une routine simple mais puissante.
Une routine de santé mentale utile à tous les âges.

Un mot d’avertissement : si vous avez fait des efforts et que vous ne vous sentez toujours pas mieux, consultez votre médecin, parlez à vos proches, parents, grands-parents, amis ou cherchez de l’aide professionnelle.

N’acceptez pas qu’on vous dise non.
Si un professionnel de la santé vous recommande une médication, c’est probablement parce que vous avez tout essayé, mais que cela ne suffit pas, et c’est correct.

Le but, c’est d’aller mieux, pas de prouver sa force en souffrant en silence.
Cherchez de l’aide, reprenez pied, puis aidez les autres à traverser leurs tempêtes, une étape à la fois.

AJH